carte chez photos bonne homme background éléments carte cadre
Rechercher Derniers commentairesallant en vacances chez une grand tante à simorre ,âgée de 7, 8 et 9 ans, née en 1951 ,je suis allée avec ell
Par Anonyme, le 10.04.2025
bonsoir,
merc i pour ce récit d'histoire, mon arrière grand père était alban duprat, alors c'est très touchan
Par DUPRAT, le 27.02.2024
il était mon grand oncle...
mari e biarnais
Par Anonyme, le 11.08.2018
il s'agit de mon oncle, qui était radio à bord d'un avion
Par Anonyme, le 26.11.2012
merci pour ce signalement.
s urprise, le site du collectif des orphelins de saint pierre de clairac www.7juin4
Par JFM, le 22.11.2010
· La Légion d'Honneur au péril de sa vie.
· Le mémorial du maquis de Meilhan gers
· Madame le Préfet du Gers
· Monument aux morts de la Guerre d'Indochine Agen.
· Maquis de Meilhan et le capitaine Bouet
· Maquis de meilhan les morts.
· Enzo Lorenzi a Castelnau sur L'Auvignon
· Tomas Guerrero Ortega
· Francis Ruffier Monet
· Vicomte Ernest de Saint gresse de Merens
· La medaille Militaire
· Castelnau sur l'Auvignon 21 uin 1944
· Médaille de la France Libre
· Ruffier Monet
· Général de Corps d'Armée.
Date de création : 01.11.2010
Dernière mise à jour :
21.06.2012
223 articles
7 juillet, tragédie de Meilhan. Le maquis du Docteur RAYNAUD a établi son cantonnement depuis la dernière semaine de juin à Villefranche d'Astarac, quartier de Lasseube (on dit Meilhan parceque ce village est le plus près du maquis) dans deux fermes vacantes "Le Priou" et "Larée". Tous les jours de nouveaux volontaires viennent pour s'engager. Le Docteur RAYNAUD a bon espoir de les armer tous car le 3 juillet, il a eu la visite du major américain FULLER qui lui a promis des parachutages. Ceux-ci arriveront d'ailleurs mais trop tard. Mais déjà le maquis n'a-t-il pas été repéré? Un avion allemand, affirme-t-on, a survolé la région et lancé des tracts invitant les maquisards à rendre les armes. RAYNAUD est prévenu du danger qu'il court spécialement par VILA qui doit tenir le renseignement de source sûre. D'autres émissaires apportent la même information et le 6 juillet au soir le camion du maquis est chargé pour faire mouvement le lendemain. Dans la journée, un homme du maquis, enfreignant les ordres, qui voulait se rendre à Lannemezan, a été pris dans un barrage allemand à l'entrée de cette ville. Emmené à la maison POUY où une troupe de répression a fixé son P.C., traité durement, il donne selon toute vraissemblance l'emplacement de son groupe. Mais ces révélations ne changent rien car on sait à présent que l'attaque du maquis était inscrite dans le plan d'opérations du 116ème bataillon de grenadiers, chargé des actions dans le secteur.
La formation allemande comprend trois compagnies de combat et une compagnie d'engins avec mortiers et mitrailleuses lourdes, en tout 800 hommes au moins et une quinzaine de camions. C'est probablement à Castelnau-Magnoac, qu'elle se scinde en deux éléments, l'un continuant vers Masseube (où elle aurait marqué une certaine hésitation à cause de Miélan, graphie voisine du lieu à atteindre) descend des camions en deçà du village de Meilhan et en formation de combat se dirige vers la Lauze par un chemin de terre, tracé sur la carte au 50 000ème. Elle est à pied d'oeuvre sans encombre, du reste favorisée par la brume matinale. Compte tenu de la configuration du terrain, c'est certainement cet élément qui a tiré au mortier les premiers coups au but.
Le détachement qui a suivi la vallée de la Gimone est heureusement aperçu à temps par M. LAFFORGUE de Gaujan, riverain de la route départementale chez qui RAYNAUD a passé une bonne partie de sa clandestinité. Il ne peut pas deviner que cette troupe ennemie se destine à l'attaque du maquis car ce n'est pas la première fois que des convois allemands circulent sur la route. A titre de précaution, il dépêche néanmoins son fils Jean-Louis au "Priou". Celui-ci enfourche sa bicyclette, court au village de Gaujan sans rencontrer d'Allemands. La plupart des camions sont déjà passés; ils ont atteint le village de Villefranche et de là, pris la route de Meilhan. Le jeune LAFFORGUE, abandonnant son vélo, s'élance à travers champs en direction du maquis. Il informe d'abord Félix PERI qui, à son tour, prévient RAYNAUD et ses compagnons du P.C. A ce moment-là, l'homme de garde LECOQ dit "PETIT-JEAN" rend compte que des bruits de moteurs sont entendus du côté de Lasseube. Le camp est mis en alerte; l'équipe au fusil mitrailleur (DESGROUSILLERS, CHAUNU, les frères LAVACHE) envoyée en reconnaissance ne tarde pas à apercevoir, vers le nord des soldats ennemis qui s'installent en base de feu. Jean-Louis LAFFORGUE se trouve sur le chemin du retour quand, débouchant du bois du "Priou", il aperçoit à son tour un groupe d'Allemands qui lui fait face. Il dévie alors son itinéraire, s'arrête à la ferme GOUAU. Les Allemands l'ont vu et l'un d'eux pénètre dans la maison. Ses occupants se terrent dans la cuisine, en proie à une vive émotion. A ce moment-là, le témoin entend une fusillade qui vient de s'engager du côté du maquis, puis une violente explosion qui secoue l'habitation. On sait qu'il s'agit du camion sur lequel étaient chargées les munitions en vue du départ. Un obus de mortier l'a littéralement pulvérisé tandis que le feu se communiquait aux bâtiments de la ferme rendant la position intenable.
Il est impossible de connaître les péripéties du combat, faute de témoignages probants. Les rescapés, préoccupés de se couvrir, n'ont eu que des vues partielles de l'attaque et de la défense.
Le Commandant MARCELLIN, adjoint militaire du Docteur RAYNAUD, a pris en main un fusil mitrailleur et a dirigé son tir, masqué par une haie retrouvée hachée, en direction de Lasseube.
Puis, suivi par son fidèle compagnon BOUET, il a cherché une voie de salut vers le bois du "Priou" mais déjà infesté de soldats ennemis. Aussi, sont-ils abattus dans le ruisseau dit de "La Lère".
A la ferme "Larée", la situation n'est guère meilleure. Ses occupants semblent avoir cherché, par un réflexe naturel, à se cacher dans le bois voisin d'où les Allemands venant de l'ouest les auraient découverts puis reconduits à la ferme et fusillés contre le mur.
Le feu a été mis aux bâtiments d'où l'on sortira quatre cadavres calcinés, difficilement identifiables. C'est dans cette partie de la zone d'opérations que sont pris les otages arrachés à leur famille et fusillés au "Priou" par simple mais horrible vengeance.
Le combat n'a guère duré plus de deux heures. Les Allemands, au coup de sifflet, se sont rués sur le mamelon du "Priou" s'acharnant sur les blessés avec sauvagerie, comme en témoignent les photos prises par la Croix Rouge. Puis, ils ont fouillé les alentours d'où ils ont pu débusquer quelques maquisards qui n'échapperont pas à la tuerie. Ils ont emmené trois hommes à Lannemazan, on ne sait pourquoi, sinon pour les fusiller en soirée, au lieu-dit "le Pont d'Espagne". Le compte rendu allemand (archives du groupe d'Armées "G") indique 60 morts dont 52 dénombrés (sic). D'autre part, il fixe à 75 hommes l'effectif du maquis. La source de renseignement n'est pas mauvaise mais légèrement ancienne car elle ne tient pas compte des recrues arrivées peu avant le combat. Les chiffres établis par l'amicale du maquis de Meilhan sont les suivants :
Maquisards tués : 67 - Otages fusillés : 4 - Prisonniers exécutés : 3 (en fait 4) - Total : 74.